Une expérience bien au-delà de cette vie

 
Un après-midi d'août 1979, une voisine amie fort intéressée par la dimension spirituelle de la vie frappa à ma porte pour m’inviter à prendre un rafraîchissement en compagnie de son frère qui était arrivé chez elle un peu plus tôt.
Après avoir sympathisé, nous avons découvert notre curiosité commune pour les choses spirituelles et les questions qui nous habitaient l’un et l’autre. Au bout de quelques instants, il me confia que, depuis plusieurs jours, il était en train de lire un livre qui nourrissait sa curiosité, lui apportant des réponses tout à fait inattendues, laissant planer à dessein une aura de mystérieuse interrogation…
Plongeant la main dans sa besace de toile kaki, il en sortit un livre d’une épaisseur de deux centimètres environ, enveloppé d’une jaquette de couleur vert tendre. Tout en énonçant très distinctement son titre, son sous-titre et le nom de son auteur : Dans la Lumière de la Vérité, Message du Graal de Abd-ru-shin, il me tendit le livre par-dessus la table. Je le saisis tandis que j’éprouvais une tension intérieure très forte, et m’empressai de lire moi-même le titre, le sous-titre et le nom de l’auteur que je venais déjà d’entendre. Je tenais ce livre d’une main forte et emprunte d’un respect inattendu comme s’il s’agissait - telle une évidence - d’un contenu possédant une inestimable valeur.
Subitement, un long tressaillement intérieur me secoua, et je sus intuitivement et simultanément que son contenu était écrit pour moi, en somme qu’il m’était destiné. Oui, vous lisez bien : ce livre était fait pour moi, plus encore, j’étais intimement convaincu qu’il m’était en quelque sorte “proposé” car, d’une certaine façon, je devais en être le destinataire...
Une telle impression ne relevait certainement pas d’une obscure production de mon cerveau, mais bien plus, au contraire, du jaillissement d’une ancienne lumière qui faisait naître en moi une conviction intuitive, une impression étrange plus vraie que ma propre chair, qui traversait la multitude des atomes de mon corps, et pour laquelle j’éprouvais une infinie gratitude envers l’Être qui me la prodiguait. J’avais la conviction que cette expérience était parce que, bien haut au-dessus de moi, quelqu’un s’était chargé de placer cette Œuvre entre mes mains à la suite d’un étonnant et, apparemment, simple concours de circonstances. Certes, j’en ignorais la cause, mais ma conviction était fermement établie que quelqu’un me sollicitait d’une certaine façon à vivre quelque chose capable de bouleverser ma vie entière.
Brusquement, un désir irrésistible m’étreignit, là, maintenant, je voulais partir, emporter ce “livre” avec moi afin de le découvrir et m’en nourrir. J’entendis alors mon compagnon d’échanges me dire : «Si tu veux, je te le prête, lis-le, je repasse dans quelques jours, tu n’auras qu’à le rendre à ma sœur.». J’étais immensément heureux, et n’avais d’ailleurs qu’une seule envie, rentrer chez moi et lire. Il continua aussi sur sa lancée, me disant : «Il se fait tard, je dois partir maintenant.» Je le remerciai chaleureusement, pris congé du frère et de la sœur laquelle, depuis le début de l’entretien, s’était éloignée avec un petit sourire discret aux coins des lèvres, mais sans perdre un iota de ce qui s’était dit et déroulé entre les deux hommes. Je franchis à la vitesse de l’éclair le court espace qui me séparait de mon petit appartement, j’ouvrais la porte précipitamment, m’engouffrai chez moi et me jetai sur mon lit pour commencer à lire avidement.
Dès les premières lignes, j’éprouvai une soif inextinguible d’en savoir plus, j’avançai dans ma lecture avec un indicible bonheur, bouleversé, chaviré comme jamais plus je n’ai revécu une expérience similaire au cours de toute mon existence désormais dans la plénitude de ma huitième décennie. Je pleurai ne pouvant retenir mes larmes, tout mon être était en prière : d’un coup, brusquement, je réalisais en mon être que je venais de recevoir l’Appel de la Parole vivante issue de l’Éternité ! Désormais, ma vie allait être scellée à un nouveau devenir dont je ne soupçonnais nullement encore les multiples circonvolutions de ma propre existence intérieure à venir.
Et depuis plus de quarante années, d’erreur en erreur, de prises de conscience en sauts de maturité, je poursuis cette recherche d’amélioration de mon être, dans ses hauts et ses bas, tant la quête de rédemption pour soi-même en appelle aux expériences heureuses et malheureuses, à la vigilance et à la constance, à la conviction et à l’humilité. Ne pas croire en ce qu’on croit être, mais toujours espérer dans ce qu’on voudrait être de meilleur... lutter encore et encore, y parvenir quelque peu, cela, la Parole vivante de Abdruschin (ou Abd-ru-shin) l’offre à pleines mains en vue de la résurrection.
Un autre cadeau m’a été offert qui s’étend en moi depuis plus de quarante ans : une nouvelle compréhension de la Bible, une nouvelle clarté. Ce Livre si répandu a servi au développement de la foi chrétienne, en vérité de multiples fois peut-on écrire sans crainte d’être contredit, tant existent de si nombreux courants religieux en son sein, si souvent et pauvrement matérialistes.
Grâce à la Connaissance qui habite l’Œuvre de Abdruschin, j’ai découvert une autre compréhension de la Bible sans lien avec l’idéologie religieuse, les enseignements universitaires ou les conceptions fanatiques.
Une Connaissance spirituelle de la Bible en laquelle l'Esprit Saint  s'adresse à sa créature, l’esprit humain, en lui enseignant la structure des plans de la Création, sa propre origine  spirituelle , comment il lui faut cheminer dans les mondes matériels sur la base des Lois spirituelles basées sur la Justice et l'Amour